Pourquoi la fondation IPS est essentielle dans le parcours des personnes en situation de handicap ?
Dépasser son handicap pour maintenir son capital santé dans la durée
La pratique sportive adaptée joue un rôle déterminant sur la santé à long terme pour les personnes en situation de handicap. La fondation IPS, soutenue par l'association Tégo, offre un accompagnement pluridisciplinaire unique pour se réapproprier son corps, choisir un sport adapté et s'y engager durablement.
Vivre avec un handicap, qu'il soit physique, sensoriel ou psychique, impose des adaptations quotidiennes nombreuses. Parmi elles, la question de l'activité physique est souvent reléguée au second plan, perçue comme secondaire, voire inaccessible.
Et pourtant, la science est claire : pour les personnes en situation de handicap, l'inactivité physique accélère la dégradation de l'état de santé général, augmente les risques cardiovasculaires, fragilise la masse musculaire et réduit l'autonomie. À l'inverse, une pratique adaptée et encadrée permet de maintenir voire d'améliorer ce capital santé sur le long terme. Le problème n'est pas le manque de volonté, c'est l'absence de réponse adaptée : comment retrouver une autonomie ? Comment retrouver une mobilité (sans se blesser davantage)? Comment envisager une pratique sportive quand on ne sait plus quel sport son corps peut encore accueillir ? Avec quel appareillage ? Encadré par qui ?
L'IPS est né pour répondre à ces questions avec méthode, bienveillance, et une expertise médicale et sportive.
Bouger avec un handicap : un enjeu de santé, pas seulement de performance
Le handicap transforme le rapport au corps. Certains ont toujours vécu avec leur handicap et n'ont jamais trouvé de porte d'entrée vers le sport. D'autres ont dû arrêter une pratique antérieure et ne savent pas comment reprendre autrement. D'autres encore souhaitent aller plus loin et se confronter à une pratique de haut niveau. Dans tous les cas, la question fondamentale est la même : comment développer une pratique sportive adaptée à son handicap sans l'aggraver tout en y prenant plaisir ?
L'IPS part d'un constat médical simple : le corps en situation de handicap a des fragilités spécifiques, des zones de vigilance, des besoins particuliers en matière d'appareillage et d'encadrement. Pratiquer un sport sans tenir compte de ces paramètres peut être contre-productif, voire dangereux. Pratiquer avec le bon accompagnement, en revanche, change tout — pour la santé, pour l'autonomie, et pour la qualité de vie au quotidien. Faire du sport, c’est aussi retrouver des sensations, reprendre confiance dans ses capacités et réapprendre à se mouvoir au quotidien.
Certaines personnes souhaitent se mouvoir, retrouver une autonomie ou simplement marcher sans douleur ou fatigue excessive, d’autres souhaitent découvrir une pratique sportive adaptée à sa nouvelle situation physique ou reprendre une activité laissée de côté.
L’enjeu est d’identifier une pratique adaptée à chaque situation, en tenant compte des capacités physiques, des besoins et des envies ; entretenir son capital santé, prévenir la dégradation accélérée qui touche les personnes en situation de handicap et intégrer un club de sport adapté près de chez lui s'il le souhaite.
Les militaires sont accompagnés mais pas toujours jusqu'au sport
Les armées ont développé de solides dispositifs d'accompagnement des blessés, notamment autour de la réathlétisation et déploient ainsi divers stages en montagne, des stages de plongés, de parapente, médiation canine, et les RMBS, ...
L’Académie Militaire des Sports de la Défense (AMSD - anciennement CNSD) propose des stages de reconstruction par le sport au sein du Village des blessés Géo André à Fontainebleau.
Cependant, ces accompagnements s'arrêtent le plus souvent aux portes du quotidien : ils ne répondent pas à la question de comment pratiquer un sport de manière pérenne, en toute sécurité, avec son corps transformé par le handicap. C'est précisément le vide que l'IPS vient combler, avec une approche à la fois médicale, sportive et humaine.
Les civils, quant à eux, ne disposent pas de structures pour les accompagner vers la reprise d'une activité ou même retrouver une mobilité pour une autonomie. (pas idéal d’en parler dans le paragraphe dédié aux militaires ?)
Un accompagnement personnalisé pour chaque profil
L'IPS accueille trois types de profils, tous en situation de handicap.
- Le débutant, qui n'a jamais ou peu pratiqué de sport et ne sait pas vers quoi s'orienter : quel sport correspond à sa pathologie, à ses envies, à ses contraintes physiques ;
- Le reprenant, qui pratiquait une activité avant et doit aujourd'hui l'adapter ou en découvrir une autre compatible avec son handicap ;
- Le sportif souhaitant aller vers la haute performance, qui cherche à optimiser sa pratique avec un appareillage de pointe et un suivi d'expert.
Pour chacun, le point de départ est un entretien avec un médecin de l'IPS, qui recueille le profil de santé et les souhaits exprimés : retrouver la marche ? Pratiquer un sport précis ? Savoir simplement ce que le corps peut encore faire ?
Un parcours dédié est ensuite proposé, avant un séjour sur le site de l'IPS à Garches, bientôt aux Mureaux, pour un bilan complet et personnalisé.
Comment se passe concrètement un séjour à l'IPS ?
Le séjour à l'IPS n'est pas une consultation médicale. C'est un état des lieux global, conçu pour identifier les possibilités sportives de chaque personne et lever les points bloquants.
Sur place, toutes les compétences sont réunies :
- Un test d'effort physique et une analyse des capacités fonctionnelles pour définir les pratiques envisageables ;
- Une initiation sportive adaptée avec un paracoach formé à optimiser la pratique sportive en tenant compte des fragilités médicales spécifiques à chaque pathologie ;
- L’intervention d'un autre professionnel paramédical (diététicienne, ergothérapeute, …) selon les besoins ;
- Si nécessaire (et possible), l'appareillage adapté est identifié et fabriqué sur mesure directement sur place ;
- Identification d'un club local adapté ou adaptable au bénéficiaire.
Après le séjour, si la personne souhaite rejoindre un club local para-accueillant, l'IPS finance un paracoach pour accompagner les premières séances sur place, avec un suivi à un mois.
L'objectif n'est pas que la personne reste dépendante de l'IPS, c'est qu'elle parte autonome, avec un sport, un appareillage et une structure de pratique près de chez elle.
Vos questions, nos réponses
À quel moment du parcours de soin peut-on contacter l'IPS ?
L'IPS intervient après la stabilisation de la blessure, c'est-à-dire une fois que la personne est sortie du parcours de réadaptation hospitalière. La blessure doit être considérée comme consolidée. Le séjour à l'IPS n'est pas un soin médical : c'est une évaluation sportive et fonctionnelle pour définir quel sport pratiquer et comment le faire en sécurité.
La blessure psychique est-elle prise en compte à l'IPS, ou uniquement les blessures physiques ?
L'IPS accueille les blessés physiques et psychiques. Les blessures invisibles comme le syndrome post-traumatique sont prises en compte dans l'élaboration du parcours personnalisé. Le paracoach et les professionnels de l'IPS sont formés pour adapter l'accompagnement à chaque profil, y compris les plus complexes.
Que se passe-t-il si je vis loin et qu’il est difficile pour moi de me déplacer jusqu’à l’IPS ?
C'est précisément pour lever ce frein que l'association Tégo prend en charge, pour ses adhérents éligibles, l'intégralité des frais de déplacement, d'hébergement et de restauration pour le séjour à l'IPS. L'entretien initial avec le médecin se fait en visioconférence, ce qui évite un déplacement préalable. Tout est pensé pour que la distance géographique ne soit pas un obstacle.
Pourquoi pratiquer une activité physique en situation de handicap ?
Pour préserver sa santé, maintenir son autonomie et améliorer sa qualité de vie.
Faut-il déjà être sportif pour intégrer un parcours IPS ?
Non, les parcours sont adaptés à tous les niveaux, du débutant au sportif confirmé.
Comment savoir quel sport est adapté à ma situation ?
Un entretien avec un professionnel permet de définir une activité en fonction de vos capacités et objectifs.
Je n'ai jamais fait de sport de ma vie. L'IPS est-il vraiment fait pour moi ?
Oui, tout à fait. L'IPS accueille explicitement les personnes qui n'ont aucune expérience sportive et ne savent pas par où commencer. L'entretien initial avec le médecin permet justement de partir de zéro : exprimer ses envies, ses contraintes, ses appréhensions. Le parcours est ensuite construit autour des capacités physiques de la personne.
En quoi un paracoach est-il différent d'un coach sportif classique ?
Un paracoach possède, en plus de ses compétences sportives, des connaissances médicales spécifiques au handicap. Il sait adapter une pratique sportive en tenant compte d'une sonde urinaire, d'une prothèse, d'une pathologie neurologique ou d'une fragilité articulaire, par exemple. Là où un coach classique optimise la performance, le paracoach optimise la pratique adaptée en toute sécurité — ce qui change fondamentalement l'approche et les résultats.
Et si le sport identifié à l'IPS n'est pas disponible près de chez moi ?
L'IPS finance un paracoach dont la mission inclut précisément de recenser les clubs et lieux de pratique para-accueillants sur l'ensemble du territoire. Si un club proche est identifié, le paracoach accompagne la personne lors de ses premières séances d'intégration. Si aucune structure adaptée n'existe à proximité, l'IPS peut orienter vers des alternatives ou des pratiques accessibles à domicile.